La non-présence de Vincent Aboubakar dans la liste provisoire du Cameroun pour la CAN 2025/26 a créé un véritable séisme médiatique et sportif. Alors que l’attaquant demeure l’une des figures majeures des Lions Indomptables, une révélation explosive agite désormais l’opinion : Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football, aurait personnellement influencé sa mise à l’écart.
Un choix qui intrigue les supporters camerounais
L’absence d’Aboubakar, auteur de 45 buts avec la sélection, a immédiatement suscité l’incompréhension des supporters. D’après plusieurs sources relayées par Africa!, Eto’o aurait demandé à ce que le buteur ne figure pas dans la liste pour des raisons liées à un record personnel. L’ex-star du FC Barcelone détient actuellement le record du meilleur buteur de l’histoire du Cameroun avec 56 réalisations. Il craindrait que l’attaquant de 33 ans ne se rapproche dangereusement de cette marque en cas de nouvelles convocations, notamment lors de la CAN 2025/26.
Un climat explosif autour de l’équipe nationale
L’affaire éclate alors que la sélection camerounaise traverse déjà une période particulièrement instable. David Pagou, fraîchement nommé à la tête des Lions Indomptables, a dû composer son groupe dans l’urgence après le limogeage du sélectionneur belge Marc Brys. Mais ce dernier conteste toujours sa mise à l’écart, affirmant n’avoir reçu aucune notification officielle du ministère des Sports — l’entité qui l’avait nommé.
Brys avait d’ailleurs intégré Aboubakar dans sa pré-liste pour la CAN, renforçant encore davantage la controverse autour de la décision finale. Cette guerre institutionnelle complique la préparation du Cameroun, au moment même où la date limite de soumission de la liste définitive est fixée à ce jeudi 11 décembre 2025.
Un dossier sensible aux répercussions sportives et politiques
L’affaire entre Eto’o, Brys et Pagou expose au grand jour les tensions internes qui secouent la FECAFOOT. Elle met aussi en lumière l’impact potentiel des rivalités personnelles sur la gestion de l’équipe nationale. Le cas Aboubakar, au-delà du symbole, interroge sur la gouvernance, les priorités sportives et les ambitions individuelles au sein du football camerounais.

