Malgré la victoire rassurante de Chelsea face à Everton (2-0) en Premier League, Enzo Maresca n’avait pas le sourire après le coup de sifflet final. En conférence de presse, l’entraîneur italien a surpris en évoquant une période particulièrement difficile vécue en interne, parlant même des “pires 48 heures” depuis son arrivée à Stamford Bridge. Un discours fort, à contre-courant du résultat, qui traduit un climat de tension autour du club londonien.
Un message fort après une semaine sous pression
Les Blues restaient sur une série délicate, marquée par une défaite européenne face à l’Atalanta et quatre matches consécutifs sans succès toutes compétitions confondues. Le succès contre Everton, scellé par Cole Palmer et Malo Gusto, a permis à Chelsea de retrouver le top 4, mais n’a visiblement pas effacé la frustration de Maresca.
Sans cibler directement une personne ou un groupe, le technicien italien a regretté un manque de soutien général envers son travail et celui de ses joueurs. Tout en excluant explicitement les supporters de ses critiques, Maresca a laissé entendre que les jugements extérieurs avaient été particulièrement lourds à encaisser dans les jours précédant la rencontre.
Blessures, suspensions et effectif amoindri
L’ancien coach de Leicester a tenu à défendre son groupe, rappelant les nombreuses absences majeures subies depuis le début de la saison. Chelsea a dû composer sans Cole Palmer durant une grande partie de l’exercice, avec Moises Caicedo suspendu à plusieurs reprises et Liam Delap freiné par des blessures à répétition. Malgré cela, Maresca estime que son équipe affiche un niveau de jeu cohérent et constant.
Il a également insisté sur la jeunesse de son effectif et sur la nécessité de juger son travail dans un processus de reconstruction, comparable à ceux qu’ont connus Jürgen Klopp ou Mikel Arteta à leurs débuts. Sous contrat depuis l’été dernier, Maresca entend poursuivre son projet, alors que Chelsea s’apprête à disputer un quart de finale de Carabao Cup et un déplacement périlleux à Newcastle.
Un discours qui confirme que, derrière les résultats, la pression reste intense à Stamford Bridge.

