La répartition des matchs du Mondial 2026 entre les États-Unis, le Canada et le Mexique impose des déplacements très inégaux entre les 48 équipes.
Malgré les ajustements réalisés par la FIFA pour limiter la fatigue liée au voyage, certaines nations devront parcourir des milliers de kilomètres durant la phase de groupes, quand d’autres profiteront d’un calendrier nettement plus favorable.
Un tournoi XXL qui met les équipes à l’épreuve des distances
Organisé sur trois immenses territoires avec seize villes hôtes, le Mondial 2026 constitue un défi logistique inédit. Les organisateurs ont dû prendre en compte climat, infrastructure, fuseaux horaires et disponibilité des transports afin de réduire au maximum les trajets. Pourtant, le tirage au sort a révélé de fortes disparités.
Dans certains groupes, les nations évolueront dans des zones compactes, facilitant la récupération entre les matchs. Pour d’autres, l’enchaînement des rencontres ressemble déjà à un marathon aérien. La géographie nord-américaine impose parfois des traversées complètes du continent en l’espace de quelques jours, avec des conséquences directes sur la préparation physique, le sommeil et les temps d’entraînement.
L’Algérie, le Canada et la Belgique parmi les plus pénalisés
Parmi les équipes les plus touchées par un calendrier éclaté figure l’Algérie. Les Fennecs devront relier San Francisco puis Kansas City, pour un total de près de 4 840 kilomètres, un record parmi les nations déjà qualifiées. Une charge de voyage comparable attend le vainqueur du barrage européen de la Voie A, potentiel héritier d’un parcours Toronto–Los Angeles–Seattle dépassant les 5 000 kilomètres.
Le Canada, pourtant pays hôte, fait également partie des grands perdants sur le plan des distances. Entre Toronto et Vancouver, les joueurs effectueront un déplacement de plus de 3 300 kilomètres, équivalent à un voyage entre Paris et Le Caire. La Belgique, contrainte d’alterner entre Seattle, Los Angeles et Vancouver, figure elle aussi dans le top 10 des sélections les plus mobiles. Autant de vols longs courriers pouvant peser lourd dans une phase de groupes resserrée.
France, Argentine et Sénégal : les grands gagnants logistiques
À l’opposé, certaines équipes profiteront de conditions presque idéales. La France a hérité d’une programmation ultra favorable : New York, Philadelphie puis Boston, pour un total d’environ 565 kilomètres seulement. Le Sénégal bénéficie d’un avantage similaire avec un unique court trajet entre New York et Toronto.
L’Argentine, championne du monde en titre, s’en sort elle aussi très bien avec un seul déplacement, modéré, entre Kansas City et Dallas. Ces calendriers compacts offriront aux favoris un précieux confort : moins de fatigue, moins de décalage horaire et une préparation plus stable entre les rencontres.

