Habib Beye dénonce le report de la libération des joueurs africains pour la CAN

Par N .M
3 min de lecture

Alors que la CAN 2025 approche, Habib Beye s’est fermement positionné contre le décalage tardif de la mise à disposition des internationaux africains. Pour l’entraîneur de Rennes, cette décision prise à la dernière minute manque de respect envers les sélections concernées et met en lumière un traitement inégal des compétitions africaines.

Une décision tardive qui perturbe les sélections

Prévue du 21 décembre au 18 janvier au Maroc, la CAN oblige les clubs à libérer leurs internationaux selon un calendrier établi depuis longtemps. Mais un changement de dernière minute, validé sous la pression des clubs européens, repousse la libération des joueurs d’une semaine, après la 16e journée de Ligue 1.

Habib Beye regrette vivement ce revirement, estimant qu’il met en difficulté les fédérations africaines, déjà engagées dans l’organisation de stages, réservations logistiques et matchs de préparation. Pour lui, les sélectionneurs se retrouvent pénalisés par un manque d’anticipation : « Quand tout est planifié et qu’on modifie les règles aussi tard, c’est incorrect », souligne-t-il.

Même s’il reconnaît que ce changement avantage les clubs — Rennes pourra compter sur Nagida, Fofana ou Aït Boudlal jusqu’au 15 décembre — il rappelle que la CAN reste une compétition majeure qui mérite un traitement à la hauteur de son importance.

Beye dénonce un manque de considération récurrent pour la CAN

Ancien international sénégalais, Beye dit ne pas être surpris. Selon lui, ce type d’ingérence accompagne l’histoire de la CAN, trop souvent ajustée selon les intérêts européens. Il évoque un sentiment persistant : la compétition africaine serait perçue comme secondaire, au point d’être déplacée, modifiée ou réorganisée sans la même rigueur appliquée aux tournois d’autres continents.

Beye estime que cette attitude reflète un manque de respect envers les nations africaines et leurs compétitions. Il rappelle que le calendrier de la CAN était connu depuis longtemps, et que son déplacement initial avait déjà été effectué pour laisser la place à la Coupe du monde des clubs. Dès lors, ce nouveau changement apparaît pour lui injustifiable.

Le coach rennais assure néanmoins que son club n’a exercé aucune pression pour retenir ses joueurs. Mais il insiste sur un point : du point de vue des fédérations et sélectionneurs, la décision reste profondément problématique.

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