Manchester City a remporté un match totalement fou sur la pelouse de Fulham, une rencontre marquée par un nouvel exploit d’Erling Haaland mais aussi par une fragilité défensive qui inquiète de plus en plus. Malgré une avalanche de buts marqués, les Citizens ont une nouvelle fois affiché des limites derrière, relançant les interrogations sur leur capacité à tenir la cadence imposée par Arsenal dans la lutte pour le titre.
Une attaque irrésistible portée par Haaland et Foden
Grâce à un début de match tonitruant, City menait largement après la pause : Haaland a inscrit le 100e but de sa carrière en Premier League et a ajouté deux passes décisives, tandis que Phil Foden a signé un doublé. Tijjani Reijnders et un contre son camp de Sander Berge ont également contribué à ce festival offensif.
Avec cinq buts inscrits dès le retour des vestiaires, l’équipe de Guardiola semblait filer vers un succès tranquille. Les statistiques soulignent d’ailleurs l’ampleur de la performance offensive : il s’agissait déjà de la 41e rencontre de l’ère Guardiola où City marque au moins cinq fois en championnat. Dans un autre registre, Haaland devient le joueur le plus rapide de l’histoire à atteindre les 100 buts en Premier League, atteignant ce total en seulement 111 matches.
Une défense dépassée, source de profondes inquiétudes
Mais derrière cette démonstration offensive, les Citizens ont révélé une fébrilité rarement vue sous Guardiola. Fulham a réduit l’écart en marquant trois fois en seconde période, passant même tout près d’une égalisation historique dans le temps additionnel. City a fini le match en souffrance, incapable de contenir les vagues adverses.
Les chiffres confirment le malaise : avec 16 buts encaissés en 14 journées, la défense est loin des standards du club. À titre de comparaison, Arsenal — actuel leader — n’a concédé que sept buts. L’écart illustre le défi qui attend Manchester City, d’autant que seule une saison victorieuse sous Guardiola avait déjà montré une telle friabilité à ce stade du championnat (2023-24).
Plusieurs observateurs, dont l’ancien attaquant Clinton Morrison, appellent à une réaction rapide : impossible, selon eux, de viser le titre avec une arrière-garde aussi vulnérable, surtout quand l’équipe est capable de laisser fondre un avantage de 5-1.
Guardiola alerte, le vestiaire conscient du problème
Si Pep Guardiola a tenté de relativiser la situation avec humour, reconnaissant que ce type de scénario n’existe qu’en Premier League, il n’a pas éludé la question. Le manager sait que cette fragilité pourrait coûter cher face à des concurrents plus réguliers et mieux structurés.
Les joueurs eux-mêmes partagent ce constat : la performance offensive ne suffit plus à masquer les approximations défensives, surtout dans une ligue où les erreurs se paient immédiatement. City reste dans la course au titre, mais doit impérativement retrouver une solidité collective pour éviter que ces scénarios débridés ne se répètent.

