La victoire de Liverpool sur la pelouse de West Ham pourrait marquer un tournant majeur dans l’histoire récente du club. Pour la première fois depuis plus d’un an et demi en Premier League, Mohamed Salah a débuté une rencontre sur le banc, signe d’un changement profond dans les plans d’Arne Slot. Alors que les Reds sortent d’une période difficile, cette décision relance le débat sur l’éventualité d’un futur Liverpool moins dépendant de sa légende égyptienne.
Le choix fort d’Arne Slot et la fin d’un cycle ?
La mise à l’écart de Salah au coup d’envoi n’est pas un simple ajustement tactique : elle s’inscrit dans la volonté de Slot de remodeler son équipe après un été marqué par plus de 450 millions de livres dépensés sur le marché. Certains observateurs, dont Wayne Rooney, avaient appelé à un électrochoc tant la saison de Salah semblait en deçà de ses standards habituels.
Ce choix évoque aussi une symbolique : le début d’un renouvellement offensif visant à préparer l’après-Salah. Sa précédente mise sur le banc, en avril 2024, avait déjà défrayé la chronique, notamment suite à son altercation avec Jürgen Klopp. Cette fois, l’enjeu va bien au-delà d’un simple épisode de frustration : il s’agit de la place future de Salah dans un collectif qui évolue sans lui… et parfois mieux que lui.
Isak, Wirtz et un Liverpool remodelé qui répond présent
La rencontre face à West Ham a offert un aperçu de la nouvelle identité souhaitée par Slot. Dominik Szoboszlai a retrouvé un rôle offensif, Joe Gomez a repris son couloir droit, tandis que Cody Gakpo et Alexander Isak ont dynamisé les ailes.
Isak, recrue record à 125 millions de livres, a profité d’un centre de Gakpo pour ouvrir le score et mettre fin à une longue disette. Wirtz, recruté pour 116 millions, a parfaitement distribué le jeu et incarné ce nouveau Liverpool plus fluide, plus mobile, plus imprévisible.
Ce succès, obtenu après une série inquiétante de neuf défaites sur douze matchs, marque peut-être le déclic tant attendu. L’équipe a retrouvé une cohésion offensive tout en affichant une solidité défensive retrouvée, symbolisée par un clean-sheet qui fait du bien.
Salah toujours indispensable, mais plus intouchable
Depuis 2017, Mohamed Salah a défini l’ère moderne de Liverpool : 250 buts, un taux de victoire supérieur à 60 %, trois finales européennes, des titres majeurs et une influence immense dans les performances du club. Son impact statistique et symbolique reste incomparable.
Mais l’Égyptien, bientôt appelé pour la CAN, traverse une période moins faste. Slot a rappelé qu’il demeure essentiel, mais a aussi laissé entendre que la concurrence fait désormais partie de son projet sportif. Alan Shearer l’a souligné : « Salah ne peut pas se plaindre, il n’est pas dans sa meilleure forme. »
Liverpool doit penser au futur, et ce match a donné un aperçu crédible de la succession. La question est désormais de savoir si Salah retrouvera sa place de titulaire dès le prochain match ou si ce choix marque réellement le début d’une nouvelle ère à Anfield.

